Protection du climat à l’ère du coronavirus : ce que les entreprises peuvent faire aujourd’hui

31 mars 2020

La crise sanitaire liée au coronavirus oblige les entreprises à revoir et à modifier les processus et structures actuels afin de faire face à cette situation sans précédent. Certes, la tâche est énorme, mais elle offre aussi l’opportunité d’aborder les défis toujours plus urgents posés par le changement climatique. Ne pas seulement s’en préoccuper « après », mais dès maintenant.

En Chine, depuis un certain temps, il est à nouveau possible d’admirer le bleu azur du ciel. En Europe aussi, l’air est moins pollué. À Venise, l’eau de la lagune est même redevenue claire à certains endroits. Ce sont les effets positifs de la crise sanitaire : l’environnement reprend temporairement son souffle. Pour les entreprises confrontées aux conséquences économiques de la crise, cela peut à la fois être l’opportunité d’intégrer davantage la protection du climat dans leur stratégie commerciale. Ainsi, les effets positifs sur l’environnement pourraient se ressentir durablement.

Le transport et la circulation, les principaux générateurs d’émissions de CO2

Pour l’année 2019, l'Office fédéral allemand de l'environnement enregistre un recul des émissions de CO2. Il n’y a que le trafic routier qui fasse exception à la règle : dans ce secteur, non seulement les émissions représentent la majeure partie de la facture, mais elles continuent de s’accroître. Il est évident qu’il est nécessaire d’agir maintenant et pour l’avenir.

Il est vrai que les entreprises sont actuellement contraintes de réduire leurs émissions liées au trafic routier dans plusieurs domaines du fait de l’interruption des chaînes d’approvisionnement et de la mobilité limitée de leurs salariés. Mais il est également possible de réduire efficacement les émissions futures dès à présent en repensant complètement les aspects suivants : comment organiser les chaînes d’approvisionnement à l’échelle régionale afin qu’elles soient mieux gérables en cas de crise et génèrent dans le même temps moins d’émissions ? Existe-t-il des matières premières alternatives qui génèrent moins de CO2 ? Est-il possible de réhabiliter le transport ferrovière ?

Par ailleurs, les restrictions de voyage considérables nous amènent à remettre en question l’utilité des voyages d’affaires et des trajets des salariés. Certains font déjà du télétravail et utilisent des solutions en ligne de manière accrue pour collaborer et communiquer. Si certaines de ces solutions sont maintenues après la crise, cela pourrait avoir un impact positif sur le bilan climatique.

De plus, si certaines règles de base en matière de collaboration numérique telles que la communication étroite des salariés, une prise de décision plus longue et une planification plus rigoureuse, sont respectées, cela permet en règle générale d’obtenir de meilleurs résultats. Ou, comme la revue spécialisée américaine DatacenterDynamics l’explique dans son analyse de l’ampleur de la crise sanitaire liée au coronavirus sur notre compréhension du changement climatique : « travel less, communicate more, plan better » (voyager moins, communiquer davantage, mieux planifier).

Des entreprises saisissent l’opportunité : le record d’affluence aux rendez-vous de notre Academy

Évidemment, une entreprise qui produit ne peut pas réorganiser sa chaîne logistique du jour au lendemain. Pour tous ces défis, la crise actuelle offre toutefois la possibilité d’induire des changements qui permettront de réduire durablement voire d’éviter les émissions de CO2.

Le nombre important de participants à notre ClimatePartner Academy (nos ateliers pour la protection du climat) prouve que les entreprises comprennent l’importance de la protection du climat même dans la situation actuelle. Deux fois plus d’entreprises que l’année dernière ont participé aux rendez-vous, que nous avons organisé notamment sous forme de webinars en raison du coronavirus. L’intérêt pour cette thématique semble même s’accroître. C’est un signe encourageant.